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La république de Mongolie

Mongolie

Pays d’Asie centrale, la république de Mongolie (en mongol Mongol Uls) est limitée au nord par la Russie et à l’est, au sud et à l’ouest par la Chine. La capitale de Mongolie est Oulan-Bator.

Relief et Géographie de la Mongolie

Les villes principales de la Mongolie sont :

  • Oulan-Bator, la capitale historique fondée en 1369, était avant 1924 la résidence du Bogdo-Gegen, le Bouddha vivant, chef de l’Église mongole. Elle abrite plus de 869 000 habitants.
  • Darhan
  • Erdenet (63 500 habitants), un centre minier qui s’est rapidement développé dans les années 1970.

La Mongolie a une superficie totale de 1 566 500 km². Son territoire couvre les hautes plaines et les chaînes montagneuses qui font écran entre la Sibérie et la Chine, de l’Altaï ( au massif du Grand Hinggan, sur près de 2 000 km d’ouest en est. Du nord au sud, la largeur moyenne de la Mongolie est de 800 km. L’altitude varie entre 1 000 et 2 000 m sur les trois quarts du pays. Le point le plus bas se situe à 552 m et les monts de l’Altaï culminent à 4 620 m. Le désert de Gobi recouvre les vastes régions du Centre et du Sud-Est.

Au nord-ouest, la Mongolie montagneuse présente une alternance de chaînes et de dépressions intérieures s’écoulant vers des lacs (lac Oubsou), les autres courants vers la mer par les vallées des fleuves sibériens. L’Altaï forme un arc et donne une frontière naturelle à la Mongolie. Au milieu se dressent les monts Khangaï, massif de 700 km de long et principal réservoir hydrographique du pays.

Le réseau hydrographique est exclusivement périphérique et circonscrit aux systèmes montagneux du Nord. La Selenga, alimentée par les glaciers du Khangaï, et son affluent l’Orkhon gol forment le bassin hydrographique le plus important (282 000 km2). Leurs eaux se mêlent à proximité de la frontière russe et sont tributaires de l’Arctique par le lac Baïkal. À l’est, un sous-affluent de l’Amour, l’Onon, draine quelques vallées. Le bassin du Keroulen aboutit au Dalai nor, en territoire chinois. La plus grande partie de la Mongolie relève d’un drainage purement endoréique. L’Ouest montagneux est la région des grands lacs comme le Khoubso (2 600 km à 1 624 m d’altitude), l’Oubsa, le plus grand de Mongolie (3 350 km2), le Kara-Ousou et l’Hövsgöl qui occupent les dépressions entre les massifs montagneux.

Dans le Gobi, les cours d’eau, rares et irréguliers, se perdent dans les sables et donnent quelquefois naissance à des étangs saumâtres lors de la saison humide. Le désert de Gobi forme une dépression, un plateau affaissé depuis des millénaires, correspondant à la moitié orientale de la Mongolie. Il comporte une série de bassins, les talas, qu’encadrent de petites crêtes. À l’intérieur des talas on trouve des cuvettes plus petites, caillouteuses ou sablonneuses, les gobis, formations caractéristiques qui ont donné leur nom à la contrée la plus déshéritée du pays. Une intense érosion éolienne empêche, en certains endroits, toute végétation.

Paysage de la Mongolie
Paysage de la Mongolie

Climat – Faune et Flore de Mongolie

Le climat de la Mongolie est continental.

La Mongolie est la terre des vents. Les différences de températures diurnes peuvent y dépasser 40 °C. Le mécanisme atmosphérique est immuable : hautes pressions en hiver, basses pressions en été. Le régime des vents y est implacable et brutal. En hiver, des bourrasques soufflent du Nord – Nord-Ouest par – 25 °C, – 30 °C, en moyenne. En été, les orages secs par 35 °C-40 °C sont aussi pénibles. Les précipitations estivales dans le Gobi avoisinent 150 mm pour atteindre, dans les régions montagneuses, environ 300 mm.

Flore et faune

L’action du vent et les écarts de température ont érodé les sols. Sur le versant nord du Khangaï, la forêt a retenu les sols enrichis d’humus. Ailleurs, ils sont pauvres. Le vent, en emportant les sols, a formé le lœss de la Chine et dénudé la Mongolie centrale. La prairie et la steppe occupent la plus grande partie du territoire. La steppe aride recouvre 27 p. 100 des sols, la prairie herbeuse 26% et la prairie mêlée à la forêt 25%. Les graminées y prédominent naturellement avec, au sud, des plantes médicinales, comme la jusquiame, la valériane et la badiane. Concentrées au nord, les forêts ne couvrent que 6,5% du territoire. On y rencontre des essences telles que les conifères, le mélèze, les pins et les cèdres de Sibérie. En limite des prairies apparaissent les feuillus : bouleau, peuplier et saule. La prairie, la steppe et le désert occupent les 18% restants.

La Mongolie possède une faune très particulière qui comprend des espèces comme l’havtgaï ou chameau sauvage, le taki (l’hémione), l’âne sauvage et le célèbre cheval de Przewalski, la plus ancienne espèce équidée connue. Les yaks, les antilopes, les renards et les ours sont encore nombreux.

carte-mongolie
carte-mongolie

Histoire de la République de Mongolie

L’histoire des origines de la Mongolie se confond avec celle de l’Empire mongol. La mort de Tamerlan, en 1405, amène au partage de l’empire et à la rupture de l’unité mongole. La Mongolie sombre pour un temps dans l’anarchie. L’arrivée sur le trône de Dayan Khan (1488-1543), puis de son fils Altan Khan (1543-1582 ?) redonne pour un temps vigueur à un empire sur le déclin. Le fait politique essentiel de ce dernier est l’introduction du lamaïsme tibétain de la secte jaune (bouddhisme réformé au xive siècle qui s’oppose au bouddhisme de la secte rouge). Altan Khan s’étant converti en 1578, les princes et le peuple doivent suivre son exemple assez vite. De 1639 à 1924, le Bouddha vivant (Bogdo Gegen) et ses réincarnations siègent à Ourga (aujourd’hui Oulan-Bator).

Le lamaïsme entrave en fait le développement d’une civilisation mongole et se transforme très vite en une institution séculière, économique et politique oppressive. Cette alliance entre le clergé bouddhiste et l’aristocratie mongole gouverne le pays de 1691 jusqu’au xxe siècle, sous la suzeraineté tatillonne des dynasties mandchoues de Chine.

La domination mandchoue

Au XVIIè siècle, les empereurs mandchous prennent pied en Mongolie et, petit à petit, accaparent le contrôle du pays. En 1691, les princes khalkhas décident à la diète de Dolounor d’adopter la nationalité mandchoue. Il n’y a plus de Mongolie indépendante. Au début du XXe siècle, la Mongolie apparaît comme un pays pauvre et affaibli, dominé par un pouvoir mandchou et un clergé lamaïque régnant sur un peuple de serfs.

Entre Chine et Russie

L’histoire moderne de la Mongolie commence avec la révolution chinoise de 1911. La Mongolie, à l’exception du territoire d’Ouriankhai (de nos jours Touva, en Russie), déclare immédiatement son indépendance. Le pays devient la Mongolie autonome, toujours dirigée par le Bogdo Gegen. En 1915, un accord tripartite signé à Kiakhta entre la Chine, la Russie et la Mongolie garantit son autonomie. La révolution russe bouleverse ensuite la situation. En 1919, les Chinois réoccupent le pays et tentent cette fois-ci de le coloniser. L’année suivante, profitant de la confusion générale, plusieurs milliers de gardes blancs venus de Sibérie, commandés par le général balte Roman Nikolaus von Ungern-Sternberg, envahissent la Mongolie et occupent la capitale, Ourga. Mythomane sanguinaire, soutenu par les Japonais, Ungern-Sternberg entend reconstituer l’empire de Gengis Khan.

C’est un jeune officier de l’armée mongole dissoute par les Chinois, Sükhe-Bator (1893-1923), qui cristallise le sentiment national des Mongols Khalkhas. Il choisit de s’allier aux bolcheviks. En 1921, le Parti révolutionnaire du peuple mongol (PRPM) est fondé et le 13 mars un gouvernement provisoire proclamé. Une armée de volontaires aidée par une division de l’Armée rouge chasse en quelques mois les dernières troupes chinoises puis la garde blanche d’Ourga (6 juillet 1921). Quelques jours plus tard, Sükhe-Bator transfère la souveraineté nationale au peuple. La mort du dernier Bodgo Gegen permet au gouvernement provisoire de proclamer le 26 novembre 1924 la République populaire de Mongolie. Ourga est rebaptisée Oulan-Bator (Héros rouge).

République de Mongolie - Carte
République de Mongolie – Carte

La République populaire de Mongolie

Les dirigeants de la nouvelle république s’alignent sur l’URSS, décidés à transformer la société au prix fort. La collectivisation forcée des terres et des troupeaux ainsi que l’interdiction du lamaïsme entraînent, en 1932, une insurrection générale qui est réprimée par l’Armée populaire.

De 1932 à 1951, la Mongolie est gouvernée par le maréchal Tchoibalsan, le « Staline » mongol. En 1939, le Japon attaquent la Mongolie. Ils sont défaits à Khalkhin-gol par les blindés du général Joukov. Cette bataille passée complètement inaperçue joue un rôle dans la décision du Japon de ne pas envahir l’URSS en 1941. Complètement dépendante de l’URSS, la Mongolie ne commence à élargir ses relations qu’à partir de 1946, lorsque le gouvernement chinois reconnaît la Mongolie. Le commerce et les relations sont rétablis entre les deux nations, mais la rupture sino-soviétique de la fin des années 1950 y met un terme. Un traité frontalier sino-mongol est signé en 1962, mais la Mongolie conserve ses liens étroits avec l’URSS qui, en 1961, soutient sa candidature à l’Organisation des Nations unies.

Les deux pays signent plusieurs traités d’amitié et d’assistance en 1966, renouvelés en 1986. Pendant quarante-cinq ans, l’URSS est le partenaire commercial principal de la Mongolie et son principal partenaire militaire. Environ 65 000 soldats soviétiques sont alors stationnés en Mongolie. Les dernières troupes de l’ancienne Union soviétique quittent le pays à la fin de 1992.

La libéralisation politique et économique

Yumzhagiyen Tsedenbal dirige la Mongolie de 1952 à 1984, puis Jambyn Batmönkh lui succède. À la démission de Batmönkh en mars 1990, Punsalmaagyn Otshirbat, ancien ministre du Commerce extérieur, lui succède, inaugurant une période de libéralisation politique et économique. Les premières élections multipartites ont lieu en juillet 1990. Une nouvelle Constitution, respectant les principes de démocratie, d’économie mixte, de liberté d’opinion et de neutralité en politique étrangère est adoptée en janvier 1992. Le Parti révolutionnaire du peuple mongol (PRPM) reconstitué remporte les élections législatives au mois de juin de cette année.

Le Grand Khural est aboli et un nouveau Grand Khural unicaméral devient le Corps législatif du pays. La première élection présidentielle directe a lieu en juin 1993 ; elle est remportée par le président sortant, Punsalmaagyn Otshirbat. En mai 1997, le président sortant est battu par le candidat du PRPM, Nachagyn Bagabandi. Le 24 juillet 1998, le gouvernement, dirigé par les opposants politiques du président, démissionne pour des raisons de conflit permanent avec le chef de l’État. Le parti d’opposition, l’Alliance démocratique, présente alors plusieurs candidats pour le poste de Premier ministre, qui sont toutes refusées par Nachagyn Bagabandi. En octobre 1998, un nouveau candidat, Sanjaasurejijn Zorig, est assassiné.

Au terme de plusieurs mois de crise, Rinchynnyam Amarjargal, membre de l’Alliance démocratique (AD) est nommé Premier ministre. Cependant, le gouvernement doit faire face à une forte sécheresse en 1999 puis à un hiver très rigoureux en 2000, entraînant la mort de près de 3 millions de têtes de bétail et une grave pénurie alimentaire. La Mongolie fait alors appel à l’aide internationale, tandis que l’AD doit faire face à une corruption grandissante, à de fortes dissensions et à l’hostilité du président. Profitant de cette situation de crise, le PRPM remporte très largement les élections législatives de juillet 2000 (72 des 76 sièges du Grand Khural) et Nambariin Enkhbayar devient Premier ministre.

En mai 2001, Nachagyn Bagabandi est réélu à la présidence de la République au premier tour de scrutin avec 57,9% des voix face au candidat démocrate Radnasumberel Gonchigdorji. La participation atteint 82,6%. Dans un pays qui s’enfonce dans la pauvreté, tout en étant l’un des plus assistés de la planète, enclavé entre la Chine et la Russie, les anciens communistes conservent l’essentiel des pouvoirs.

Le gouvernement de Nambariin Enkhbayar poursuit cependant les réformes visant à faire face à la crise économique, avec notamment la mise en œuvre d’une politique de privatisations des entreprises d’État (en particulier dans le secteur énergétique). S’il continue de privilégier les relations avec la Russie — en 2004, il parvient à régler la question de la dette héritée de l’ère soviétique —, il tente aussi de se rapprocher des pays occidentaux. En 2003, la Mongolie envoie un contingent de 300 hommes en Irak pour soutenir la coalition américano-britannique et, en 2005, elle signe un accord commercial avec l’Union européenne (UE). Les élections législatives de juin 2004 sont marquées par un très net recul du PRPM, qui remporte 48% des suffrages et 36 sièges.

La Coalition démocratique et patriotique (CDP), qui réunit le Parti démocrate, le Parti républicain de la volonté civile et le Parti socialiste de la néo-démocratie, recueille 44% des voix et 34 sièges. Une grande coalition gouvernementale est mise en place avec, au poste de Premier ministre, Tsakhia Elbegdorj (CDP). Lors de l’élection présidentielle de mai 2005, l’ancien Premier ministre Nambariin Enkhbayar succède à Nachagyn Bagabandi, avec 53,4% des suffrages contre 20% au candidat démocrate Mendsaikhanin Enkhsaikhan.

Mongolie - Drapeau
Mongolie – Drapeau

Economie de la Mongolie

Les Mongols sont avant tout des éleveurs. L’élevage, qui se pratique sur les steppes, joue un rôle crucial dans l’économie domestique d’une grande partie de la population mongole, ainsi que dans l’économie du pays, comme source importante de devises. En 2006, le pays comptait un cheptel varié de 12,9 millions de moutons, 13,3 millions de chèvres, 1,96 millions de bovins, 2,03 millions de chevaux et 254 200 chameaux. En 1999-2000, le pays a connu l’un de ses hivers les plus rigoureux (avec des températures tombant à –50 °C). Les pertes dans l’élevage (près de 3 millions de têtes de bétail sont mortes) ont entraîné une grave crise alimentaire, accentuée par la persistance de conditions climatiques difficiles en 2000-2001.

Cette situation est d’autant plus critique que la production agricole a fortement souffert des mutations structurelles introduites par la transition économique, en particulier le démantèlement et la vente des fermes d’État, l’accès insuffisant au crédit pour les nouvelles entreprises privées agricoles ainsi que le manque d’expérience des exploitants en matière de gestion. La production de blé, qui était en 1990 d’environ 700 000 t, a chuté en 1996 à 220 000 t et à 150 000 t en 2004. Les autres principales productions agricoles sont l’orge et l’avoine (154 400 t) ainsi que les pommes de terre (67 000 t).

Mines et industries

La Mongolie est un pays minier important qui n’exploite pas complètement ses ressources. Elle produit du cuivre et du lignite à Tavantolgoy, près de Darkhan, un centre industriel construit avec l’aide des soviétiques. L’exploitation du cuivre et du molybdène a commencé à la fin des années 1970 près d’Erdenet. Les gisements de tungstène et de pétrole (400 millions de t de réserves) ne sont pas exploités. L’industrie est en récession du fait de la mutation politique et économique du pays. Réduite, elle reste quand même un secteur économique important. Les principales productions sont les produits alimentaires, les boissons alcoolisées, les articles de cuir, la laine, les fourrures et les objets en bois.

En 2003, la Mongolie produisait annuellement environ 3 milliards de kWh. L’énergie est entièrement produite par des centrales thermiques. Les principales installations électriques du pays se situent à Oulan-Bator, Darkhan, Tchoibalsan et Sükhe-Bator.

Les échanges de la Mongolie

Le pays possède depuis 1924 une seule banque, la Banque d’État de la République de Mongolie. L’unité monétaire de la république mongole est le tugrik (tögrög) qui se divise en 100 möngös (un dollar valant 1 100 tögrögs en février 2001).

En 1992, 74% du commerce de la Mongolie se faisait avec les pays issus de l’URSS et de l’ancien bloc soviétique. Le pays s’est par la suite efforcé de développer son commerce avec d’autres pays que la Russie et la Chine. Au milieu des années 1990, les principaux produits d’exportation étaient les carburants, les minerais, les métaux, le bétail, les produits carnés, la laine et les articles de consommation courante. Les importations concernaient principalement les équipements mécaniques et de transport, les articles de consommation, le carburant, les minerais, les métaux et les biens de consommation industriels.

La république de Mongolie est desservie par la voie ferrée transmongolienne qui relie Oulan-Bator à la Russie et à la Chine. La totalité du pays est desservie par un réseau d’autobus et de cars. Des navires à vapeur naviguent sur la Selenga, des remorqueurs et des barges sur le lac Hövsgöl. Une ligne aérienne relie Oulan-Bator à Moscou. Les liaisons intérieures sont assurées par le transport aérien civil mongol.

Le pays disposait, en 2000, de 27 journaux nationaux. Ünen, un quotidien édité à Oulan-Bator, est le journal le plus diffusé, avec un tirage journalier d’environ 170 000 exemplaires.

Politique et Culture de l’état de Mongolie

La Mongolie a une population de 3 096 801 habitants (estimation de 2015), soit une densité d’environ plus de 1,9 habitant au km2, la plus faible du monde. En 2003, environ 57% de la population vivait dans les agglomérations urbaines, à la suite de la politique forcenée d’urbanisation menée à partir des années 1970 ; l’exode rural a en outre été accentué, au début des années 2000, par une série d’hivers très rigoureux ayant considérablement affecté les moyens de subsistance de la population dans les campagnes.

Religion traditionnelle du pays, avec le chamanisme, le bouddhisme lamaïste a été interdit en 1929. On observe, depuis la libéralisation du régime amorcée en 1990, une résurgence des pratiques lamaïstes.

Vers 1930, le gouvernement communiste a entamé une campagne contre le lamaïsme (communément appelé bouddhisme tibétain), principale religion de Mongolie, et des milliers de moines ont été arrêtés et exécutés. Le culte a été interdit jusqu’en 1990, date à laquelle le régime démocratique a été restauré : on a alors assisté à un renouveau des pratiques religieuses dans le pays. A ce propose, lors de votre voyage en Mongolie vous ne manquerez pas de visiter le Monastère de Gandan et celui de d’Erdene-Dzuu. Le premier est un lieu de culte, situé à Oulan-Bator, est l’un des derniers monastères bouddhiques et le plus important de Mongolie. Le deuxième monastère date du XVIè siècle et a été construit par des bouddhistes de cette région sur le site de Har Horin

Les religions traditionnelles en Mongolie sont le bouddhisme lamaïste, qui a été interdit en 1929, et le chamanisme. Depuis la libéralisation de 1990, on observe une résurgence des pratiques lamaïstes. Oulan-Bator possède encore plusieurs monastères bouddhistes. Le mongol est la langue officielle du pays. L’alphabet mongol a été remis en vigueur et remplace l’alphabet cyrillique depuis 1990. Plusieurs autres dialectes mongols sont parlés ; les langues mongoles font partie du groupe des langues altaïques.

Institutions et vie politique

La Constitution de 1992, qui remplace celle qui avait institué une république populaire en 1960, introduit le pluralisme politique et instaure une république de type parlementaire. Le président de la République est le chef de l’État ; il est élu pour quatre ans au suffrage universel et est rééligible une fois. Le Premier ministre est le chef du gouvernement ; il est élu par le Parlement et est généralement le leader du parti ou de la coalition détenant la majorité parlementaire. Le pouvoir législatif est exercé par les 76 députés du Grand Khural, élus pour quatre ans au suffrage universel.

L’échiquier politique est dominé par le Parti révolutionnaire du peuple mongol (PRPM, ex-communiste), la Coalition démocratique et patriotique (CDP), qui réunit le Parti démocrate, le Parti républicain de la volonté civile et le Parti socialiste de la néo-démocratie, et le Parti républicain.

La justice s’organise entre la Cour suprême du tribunal d’Oulan-Bator, la plus haute instance judiciaire, les dix-huit tribunaux de province et les tribunaux locaux des préfectures.

La Mongolie est divisée en 21 provinces et villes ou aymags, qui sont elles-mêmes divisées en 258 préfectures, ou somons. Les centres de pouvoir locaux sont les khurals, ou assemblées des députés des travailleurs. Oulan-Bator, Darkhan et Erdenet sont des entités administratives particulières gouvernées par des khurals municipaux.

L’armée est une armée de conscription, et compte 11 000 hommes. En 1998, l’armée de terre comprenait 8 500 soldats et l’aviation 500 hommes servant 9 avions de combat.

Éducation et culture Mongole

En Mongolie, l’enseignement est obligatoire entre sept et seize ans. Le taux d’alphabétisation est de 99,2% (estimation 2005). En 1997, l’État consacrait environ 5,7% du produit intérieur brut aux dépenses d’éducation. Le pays compte neuf universités, dont l’université d’État mongole fondée en 1942 à Oulan-Bator. En raison de l’influence soviétique en Mongolie, le russe est enseigné dans toutes les écoles. Depuis la fondation de la Fédération de Russie, les échanges continuent : plusieurs milliers d’étudiants poursuivent leurs études en Russie et dans les universités des républiques d’Asie centrale.

En matière de culture mongole, le chant épique est l’un des styles musicaux les plus populaires et les plus répandus en Asie centrale. En Mongolie, ce type de chant séculaire permet de faire survivre l’histoire et la culture locales. Interprétés par un homme et accompagnés par un luth et un violon, ces chants reposent sur une mélodie répétitive. L’une des principales caractéristiques de la musique vocale mongole est l’utilisation par une même personne de plusieurs tonalités (une tonalité grave et une tonalité chantée une octave au-dessus qui peut ressembler au son d’une flûte ou d’un sifflet). Ce style de musique est répandu notamment dans la république de Tuva, en Sibérie et dans les temples bouddhistes tibétains. En Mongolie, ce type de musique vocale, appelée xöömi, est intimement lié aux sons de la nature et aux croyances mongoles..

Le folklore ainsi que les traditions ethniques et religieuses ont plus ou moins survécu sous le régime communiste. Les écrits mongols les plus anciens sont des chroniques épiques et historiques datant du XIIIè siècle, écrites en khalkha. On adopta pour les transcrire l’alphabet ouïgour, dérivé de l’écriture araméenne très utilisée aux confins du monde arabe. Il est resté en usage jusqu’à l’adoption du cyrillique en 1941. Les projets de sa réintroduction comme écriture nationale officielle, depuis 1991, se heurtent à de grandes difficultés.

La première grande œuvre de la littérature mongole est une chronique anonyme, l’Histoire secrète des Mongols (v. 1240), long poème qui traite de la vie de Gengis Khan. Ce sont ces chroniques et poèmes qui, tout au long des siècles, ont forgé l’identité mongole. Aujourd’hui encore, les écrivains contemporains puisent dans ce corpus pour élaborer leurs œuvres.

En dépit de soixante-quinze ans de soviétisation, les traditions sont demeurées vivaces. En dehors des villes, l’habitat traditionnel, la tente ronde soutenue par un cerclage de bois, la ger, improprement désignée par le terme « yourte », demeure, de même que le port du vêtement traditionnel. L’architecture des villes anciennes est une architecture d’importation en raison de la proximité de la Chine et du Tibet. L’urbanisation contemporaine s’est faite sur le modèle soviétique.

 

 

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