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La nuit nous appartient

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James Gray est un réalisateur que j’ai découvert il y a peu, en voyant Little Odessa, premier de ses trois films en 13 ans. Histoire de famille sur fond de mafia russe, deux thèmes à l’honneur actuellement, la mafia russe avec Les promesses de l’ombre,et les rivalités fraternelles, sujets abondamment traités dans les films que j’ai vu ces derniers mois (Mon frère est fils unique, Le rêve de Cassandre, 7H58).

Cinéma - La nuit nous appartient
Cinéma – La nuit nous appartient

C’est un polar bien écrit, palpitant, angoissant jusqu’à la fin, peut-être un peu trop classique à mon goût, avec ces deux camps bien tranchés, policiers et voleurs, et le héros principal qui hésite entre les deux. Juste une petite interrogation, comment Bobby, gérant d’une boite de nuit, connu et reconnu par ce milieu, pouvait-il garder secret le fait qu’il était fils et frère de policiers, vivant dans la même ville, et qui plus est policiers de la brigade des stups ?

James Gray n’en finit pas de disséquer les relations familiales, les relations entre mâles, les femmes étant absentes, effacées ou réduites au silence, juste là pour consoler, apaiser.

Au sommet, il y a le père, la loi à laquelle il vaut mieux se conformer pour ne pas être exclu, le mâle dominant, le chef de clan. Deux fils, Joseph, celui dont il est fier, son digne héritier, policier comme lui, qui a les mêmes valeurs, et Bobby, le fils renié, celui qui a choisi la liberté et pour cela a changé de camp, et de nom, ralliant les ennemis de son père, se trouvant même une famille d’adoption, celle d’un patriarche russe aux activités douteuses mais qui l’apprécie et l’accepte tel qu’il est.

Etrange homme que ce Marat, grand-père attentif utilisant ses petits-enfants comme passeurs, ne reculant devant aucun crime, mais s’excusant de la mort du père de Bobby, parce qu’il ne savait pas qu’il était son père. Bobby ferme les yeux, ne veut pas savoir ce qui se passe autour de lui, la drogue, les trafics, tant qu’il peut mener sa vie de flambeur, encore moins aider la police. Ce sont les menaces physiques contre sa famille par le sang qui l’obligeront à choisir de quel cà´té il est.

C’est une tragédie familiale où les deux frères s’affrontent, en apparence parce que leur conception de la vie est différente, en vérité parce qu’ils veulent la place de fils préféré, parce que Joseph envie la liberté et l’audace de Bobby, et cache sa peur de l’inconnu sous le masque de l’obéissance. Il faudra la mort du père, pour qu’ils se rapprochent et s’unissent dans le même combat, venger ce crime.

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