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Entreprises et crédits, le mythe de l’échec change

Enfin une bonne nouvelle dans le monde du business ! Une réforme va être mise en place dans le sens des entreprises : la fin du fichage à la Banque de France des entrepreneurs ayant fait faillite pour ceux dont la raison n’en est pas une faute de gestion de leur part.

La réforme du crédit : ce qui change pour les entrepreneurs

On peut évidemment penser que cette réforme a peut-être pour objectif de soulager la charge de travail de la Banque de France et, surtout, de donner de nouveau accès au crédit à des entrepreneurs, c’est-à-dire du business pour les banques. Bref, elle n’est pas désintéressée du coté de l’Etat, le contraire eût étonné, mais ne boudons pas notre satisfaction.

On pourra également imaginer qu’elle a la vertu de prendre en compte les entrepreneurs en tant qu’individus avec des sentiments, et plus seulement comme des profiteurs immondes juste bons à rendre gorge : car sait-on les angoisses qu’un entrepreneur vit, et, souvent sa famille avec lui, quand il voit son entreprise aller en faillite, cette entreprise qui est le fruit de son travail, de celui des équipes qui l’accompagnent ?

Car cette “sanction”, ne l’oublions pas, frappe davantage les petites entreprises, là où le facteur humain est si central dans la vie de l’entreprise.

Quant aux banques, elles pourront de nouveau avoir les mains libres pour faire leur travail quand un entrepreneur les sollicite : étudier et évaluer objectivement son idée, son dossier d’un nouveau projet, certes sans négliger le passé mais en évaluant ce que le tout apporte pour l’avenir. Elles retrouvent leur responsabilité dans l’économie qui est d’écarter les “canards boiteux” (ou ceux qu’elles jugent tels).

J’ai même entendu, dans un commentaire accompagnant cette nouvelle, que la réforme pourrait être un commencement de début d’acceptation de l’échecrencontré par un entrepreneur, au lieu de le marquer au fer rouge pour une durée indéterminée…

La fin d’un mythe ?

Rappelons que , dans le business ou ailleurs, l’échec n’est pas un vertu ni un trophée en soi, bien sûr que non : qui peut pendre plaisir à échouer dans ce qu’il entreprend et s’en vanter ? Mais l’échec est une richesse potentielle dès lors qu’on sait en tirer des leçons, et, de ce côté-là, il est certainement plus fécond qu’un succès qui, bien souvent, étourdit plus qu’il n’enrichit l’esprit.

Ainsi, ces banques qui disent être humaines, plutôt que de s’en tenir à des ratios ou des avis froids émanant d’ailleurs, pourront regarder l’entrepreneur qu’elles auront en face d’elles pour l’homme (ou la femme) qu’il est.

Quand la conjoncture du business voit les défaillances d’entreprises beaucoup augmenter (plus de 62.000 faillites en un an), avec les visées malsaines du gouvernement sur le statut d’auto-entrepreneurs, il faut arrêter le massacre etredonner confiance aux créateurs d’emplois (à commencer par le leur) que sont les entrepreneurs

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