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Fakarava

Fakarava - Atoll de Polynésie

Le deuxième plus grand atoll de Polynésie, Fakarava est de forme rectangulaire, 60 km (37 miles) de long sur 25 (15 miles) de large, fait partie des Tuamotu. Il est situé par 160 19’60 de Latitude Sud et 145037′ de Longitude Ouest.

Fakarava - Lagon
Fakarava – Lagon

L’Atoll de Fakarava

Cet atoll des Tuamotu comporte deux villages principaux : Rotoava (aérodrome) au nord-est, près de la passe de Garuae, large d’un kilomètre (la plus grande de Polynésie française si l’on excepte le récif submergé des côtes sud et ouest des Gambier), et Tetamanu, ancien chef-lieu de l’île, situé au bord de la passe Sud de Tumakohua. Ancienne capitale des Tuamotu, l’atoll de Fakarava conserve de nombreux vestiges de son important passé.

Cet anneau corallien protégé fait partie , avec ses six îles voisines (Aratika, Kauehi, Niau, Toau, Raraka) dont initialement Taiaro, d’une réserve de biosphère classée par l’UNESCO : particularité de colonnes d’eau dans le lagon et l’océan, importance et diversité de la faune et de la flore, avec le martin-pêcheur chasseur, le palmier des Tuamotu et, dans les lagons, des specimens de crustacés tels les squilles ou cigales de mer. Sans oublier l’inventaire des platiers immergés et émergées des atolls en étroite collaboration avec le CRIOBE, l’IRD, et l’UPF.

Le développement touristique, perlicole et les zones de pêche sont contrôlés en concertation avec la population et les acteurs économiques de la région. Son lagon est ponctué d’innonbrables motu, dont la plupart sont totalement inexplorés.

Parmi les découvertes à faire : la visite d’une ferme perlière, celle de l’ancien village de Tetamanu avec la première église catholique construite en corail, datant de 1874 et à 60 km par la mer du village de Rotoava, Hirifa, qui offre l’extraordinaire spectacle d’un lieu aux lumières magiques : les reflets des centaines de cocotiers dans le miroir du lagon émeraude et l’immense plage vierge (plusieurs kilomètres). Sans oublier les magnifiques plages de sable rose de Fakarava !

Bancs de sable rose de Fakarava
Bancs de sable rose de Fakarava

Hirifa est à l’extrêmité Sud de l’atoll, le seul moyen pour s’y rendre reste le bateau, de magnifiques bancs de sable et quelques minuscules motu parsèment le récif.

Le produit phare de l’île est la plongée sous-marine qui réserve son lot de sensations fortes dans des sites quasi vierge où se concentrent faunes lagunaire et pélagique: loches, mérous, barracudas, raies et les inoubliables requins marteau et requins tigre. La passe sud de Tumakohua, est très riche en requins et comporte également une grande colonie corallienne en forme de rose, les fameuses « roses de corail ».

L’unique centre de plongée de l’atoll, TE AVA NUI organise des plongées. La passe nord de Garuae est la plus riche en faune marine, ses sept courants en faisant une des plongées les plus poissonneuse de toute la Polynésie, le centre de plongée vous y emmène pour une formidable plongée dérive à la rencontre des raies mantas, requins, barracudas, loches, mérous, tortues, dauphins, chirurgiens, le tout dans des quantités gigantesques, sur un confortable semi-rigide.

La mythologie des Tuamotu nous apprend que Tafai, un géant aux cheveux roux, modelé par les dieux, naviguait sur sa grande pirogue double, Anuanua (arc-en-ciel), sur la mer de Tai-o-va’ua. Il pêcha avec son hameçon de bois magique un groupe d’atolls, de petites îles entourées de couronnes de corail, renfermant lagon et huîtres perlières. Maui tikitiki, qui accomplit de nombreux exploits dans la mythologie paumotu, tira le pays de Havaiki (Fakarava) de l’océan. Et Tavi, qui lui attrappa une bande de terre tirée des flancs d’une montagne effondrée, traversa la mer, construisant des îlots plus beaux les uns que les autres.

Les géologues s’accordent à dire que ces atolls sont le reste de montagnes effondrées. Les premiers explorateurs polynésiens qui ont abordés ces rivages il y a plusieurs siècles les appelèrent Pakamotu, « nuage d’îles ». Les chefs exilés de Tahiti et des Marquises les nommèrent par la suite Paumotu, « îles soumises, conquises, îles de l’exile« . Puis les navires occidentaux qui croisèrent dans ces eaux leur ajoutèrent les noms d’Archipel Bas, d’Archipel de tous les Dangers », de « Labyrinthe ».

Leurs habitants d’aujourd’hui, les Paumotu, les appellent simplement Tuamotu, « nombreuses îles« .

Plongée à Fakarava - Atoll Polynésien
Plongée à Fakarava – Atoll Polynésien

Légendes de Fakarava

Il existe plusieurs appellations Havaiki qui peuvent être identifiées comme Sava’i, Raiatea et Fakarava. Mais Havaiki est avant d’être un lieu, un monde, celui des esprits, l’endroit où vont les esprits après la mort physique. Aux îles Cook, la légende veut que Tangiia nui, contraint de quitter Tahiti après une défaite guerrière, voyagea jusqu’à avaiki pour demander aux dieux un endroit où il pourrait vivre. Ils lui indiquèrent Rarotonga.

 

Havaiki au dessus et en dessous se réfèrent à des contrées qui ne sont pas atteintes par les moyens conventionnels du voyage. Ces terres sont dans le ciel et sous la terre. Quand les gens meurent, les vieux paumotu disent ua hoki oia ki havaiki, « il est parti pour hawaiki », « il est retourné à hawaiki ».

  • Havaiki ki ruga, (Havaiki au dessus,)
  • Havaiki ki raro, (Havaiki en dessous,)
  • Havaiki ki taputapuatea (Hawaiki à taputapuatea).

Il y avait un couple vivant sur Fakarava. Lors d’une dispute, la femme sortie sur la plage pour marcher un peu et penser aux évènements. Elle y rencontra un autre homme, jamais aperçu avant ce jour, chose étrange sur cet atoll où elle connaissait tout le monde. Il lui dit de la suivre et elle le fit. Ils marchèrent et arrivèrent en un lieu d’où ils pouvaient apercevoir les vagues se briser sur la plage. L’homme demanda à la femme de sauter à l’eau et elle lui répondit qu’elle le suivrait. Il sauta alors et disparut. Elle le suivit. Ils se retrouvèrent alors sous la terre, Havaiki ki Raro et vivèrent ensemble un moment.

Au début, les autres personnes n’aimaient pas beaucoup la nouvelle arrivante. Mais peu à peu elle se fit des amis. Après un court moment de vie commune, elle tomba enceinte. Les gens de Havaiki ki Raro vinrent alors à son encontre avec un couteau pour délivrer l’enfant. Elle leur expliqua les évènements de la naissance, et ils lui témoignèrent alors de la reconnaissance. Elle vécue ainsi en paix sur Havaiki ki Raro jusqu’à ce qu’elle éprouve le besoin de retourner sur terre.. L’endroit où elle retourna fut appelé Hawaii après Havaiki ki Raro et Havaiki ki Tapuapuatea aux Tuamotu (Havaiki ki Tapuapuatea fait référence à un marae de Fakarava).

Lorsqu’elle est allé à Hawaii, elle emmena avec elle le pandanus rouge qu’elle tenait de Fakarava. Le Pandanus rouge pousse toujours à Hawaii de nos jours.

Ile de Fakarava vue du ciel
Ile de Fakarava vue du ciel

La naissance d’une culture insulaire, sa connaissance, sa transmission, ont toujours été la volonté des peuples du Pacifique. Plus que les guerres et les conquêtes comme motifs d’expansion, c’est avant tout ce lien spirituel qui fit réaliser aux explorateurs Polynésiens leurs exploits de colonisation. On espérait toujours trouver le paradis terrestre, son paradis terrestre. Peu de civilisations ont ainsi privilégié le rêve comme moteur de développement, sinon de changement. Ces découvertes, cette colonisation méthodique, obéissaient, nous venons de l’écrire, à un désir majeur de trouver un endroit pour vivre bien, pour vivre mieux. Selon leurs coutûmes et croyances, c’est le Mana qui permettait de trouver ce paradis.

La légende était alors le moyen de garder contact avec le site d’origine et devenait de fait partie intégrante de la culture développée sur le nouveau monde. Ces légendes, également lien entre le sacré et les hommes, lien avec les anciens, étaient souvent en rapport avec l’interprétation des cieux et la connaissance des évènements anciens. Deux écritures sont possibles : havaiki ou havai’i. Un troisième nom fut également octroyé à Fakarava : Farea.

Fakarava fut révélé aux Occidentaux par l’un des deux protégés (avec Otto von Kotzebue) de Kruzenstern, Faddei F. Bellingshausen, le 16 juillet 1820, dans le cadre des missions hydrographiques russes effectuées en Polynésie centrale à l’époque post-napoléonienne (1816-1826).

L’atoll de Fakarava fut évangélisé par le R. P. Laval en 1849. Selon le R. P. Hodée, c’est à Fakarava que fut bénie la première église le 28 mars 1850. L’administrateur civil des Tuamotu y résidait à la fin du XIXème siècle et l’on tenta de faire de cette île un chef-lieu des Tuamotu. Aujourd’hui Fakarava est le chef-lieu d’une commune associant les atolls de sa biosphère et compte 471 habitants (1996). Ils vivent de l’exploitation du coprah, de l’élevage des nacres et de la perliculture, du tourisme.

Fakarava - Carte
Fakarava – Carte
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