Italie Pays

Etat d’Europe méridionale, l’Italie s’étend sur 301 268 km². Le pays compte environ 59,83 millions d’habitants (chiffres 2013). La capitale est Rome, les autres villes importantes sont Milan, Naples, Turin, Gênes, Palerme, Bologne, Florence, Bari, Catane, Venise, Vérone, Messine, Trieste, Tarente, Padoue, Brescia.

Géographie de l’Italie

L’Italie est constituée de paysages très divers : les Alpes forment un arc de 900 km de long couvrant tout le nord du pays (Alpes liguriennes, Hautes-Alpes avec le massif du Mont-Blanc, du Mont-Rose et du Grand-Paradis, à l’est les Alpes calcaires). La plaine du Pô (environ 500 km de long) constitue la région agricole essentielle de l’Italie.

La péninsule Italienne est traversée dans toute sa longueur par une arête centrale, les Apennins (Gran Sasso, 2914 m).

L’Italie possède en outre 8500 km de côtes.

L’Italie possède aussi de nombreuses îles : la Sicile, avec l’Etna (3274 m), la Sardaigne, les îles, pour la plupart volcaniques, de la mer Tyrrhénienne, l’île d’Elbe, Ischia et Capri.

Les principaux fleuves sont : le Pô (652 km), l’Adige (410 km), le Tibre (405 km), l’Adda (310 km) et l’Arno.

Le pays possède aussi de grands lacs alpins au nord (en particulier le lac de Garde, le lac Majeur, le lac de Côme), le lac Trasimène et le lac de Bolsena (115 km²).

Le climat d’Italie est à tendance continentale dans le Nord, et méditerranéenne au Centre et au Sud. Les précipitations les plus importantes sont au printemps et à l’automne. Le sud de l’Italie est régulièrement la proie de sécheresses terribles. Certaines régions, comme la Calabre par exemple, sont en voie de désertification.

Population Italienne

La population italienne est née d’éléments gallo-étrusques au Nord, étrusco-puniques au Sud, mélange de sang germain et italien ; en Italie du Sud, on note également des influences grecque et arabe.

La langue officielle est l’italien. Dans de nombreuses régions, on parle encore le patois (« dialetto »). D’autres langues sont parlées : l’allemand dans le Trentin-Haut-Adige (environ 200 000 personnes), le slovène (120 000 personnes près de Trieste), le ladin (près de Bolzano, 730 000 personnes), le français (Val d’Aoste, 100 000 personnes), l’albanais et l’occitan.

La grande majorité de la population (près de 85%) se déclare catholique.

Economie Italienne

Le PIB par secteur se répartit ainsi : agriculture : 3% ; industrie : 32% ; services : 65%.

L’Italie a connu une très forte industrialisation, toutefois celle-ci s’est concentrée dans le triangle Turin-Milan-Gênes (50% de la production industrielle). La caractéristique de l’industrie italienne est cette concentration. Les principaux secteurs sont : la métallurgie, les industries mécaniques (Fiat), l’armement, la chimie, les industries alimentaire et textile, les cimenteries.

L’Italie possède aussi une agriculture développée et particulièrement dynamique : le pays produit notamment de la betterave à sucre, des figues, du raisin (2e producteur de vin du monde), du blé (16e producteur mondial), du maïs (10e producteur mondial), du soja. La culture des fruits et des légumes est aussi très active.
L’Italie possède peu de ressources minières, elle exploite pourtant des mines de pyrite, de fluor et de zinc. Le pays est aussi le 19e producteur mondial de gaz naturel.

italie - Venise
italie – Venise

Histoire de l’Italie

L’Italie est une terre très anciennement peuplée. Dès 1200 av. J.-C., on y trouve des Ligures qui développent une brillante civilisation du bronze. En 900 av. J.-C., les Etrusques arrivent en Italie. Parallèlement, les Grecs colonisent les côtes et créent d’importantes cités (Cumes, Tarente, Ischia, etc.)

Du VIIe au IIIe siècle av. J.-C., les Etrusques sont la puissance majeure de l’Italie. Ils sont battus par Rome en 295 av. J.-C. A partir du IIIe siècle av. J.-C., Rome va étendre son influence en battant notamment les Latins, les Samnites et les Carthaginois. Rome commence parallèlement son expansion : en 222 av. J.-C., la Gaule Cisalpine est occupée, en 146 av. J.-C., la Grèce devient la province d’Achaïe.

Extension de l’Empire romain

A partir de 134 av. J.-C., les Gracques tentent d’imposer les réformes nécessaires en Italie. Entre 73 et 71 av. J.-C., la péninsule est pillée par Spartacus et ses esclaves rebelles.

Pompée initie en 60 av. J.-C. le 1er triumvirat, avec Marcus Crassus et Jules César. Le 2e triumvirat (43-28 av.J.-C.) voit finalement la victoire d’Octave qui initie la période impériale de l’Empire romain. Plusieurs dynasties se succèdent : les Julio-Claudien ( d’Auguste à Néron), les empereurs de la guerre civile (de Galba à Vitellius Aulus), les Flaviens (de Vespasien à Domitien), les Antonins (de Nerva à Commode), les Sévères (de Pertinax à Alexandre-Sévère II).

A partir du IIIe siècle, l’Italie va subir le poids des guerres civiles et des coups de force (en 306, six empereurs revendiquent le trône). La péninsule italienne se dépeuple, les villes deviennent moins brillantes et l’agriculture moins productrice. A partir de 406, les Barbares arrivent en masse dans l’Empire. En 410, Alaric, chef des Wisigoths, pille Rome. Les Germains dominent la péninsule, l’Empire romain d’Orient ne cherche pas vraiment à les en déloger.

Moyen Age

Après la chute de l’Empire romain d’Occident, Odoacre impose son autorité sur la péninsule en 473, il est reconnu « patrice de Rome » par l’empereur Zénon de Constantinople. En 493, Théodoric le Grand chasse Odoacre. Les Lombards fondent en 568 un nouvel empire dans le nord et le centre de l’Italie.

L’Italie du Sud, Rome, Gênes et Ravenne sont provisoirement conservées par Byzance. En 774, l’Italie du Nord est annexée par Charlemagne et intégrée à l’Empire des Francs. Au centre de l’Italie se forment les Etats de l’Eglise, constitués grâce au legs des nouveaux rois chrétiens. La Sicile est conquise par les Arabes au IXe siècle. Parallèlement, en 951, Otton Ier prend le titre de roi d’Italie, avant de se faire couronner empereur en 962. A la fin du Xe siècle les Normands créent à Naples et en Sicile un royaume.

Au XIe siècle, les cités italiennes deviennent indépendantes. C’est la grande époque de l’affrontement entre la papauté (notamment Grégoire VII) et les souverains du Saint Empire romain germanique à l’occasion de la querelle des Investitures. Le développement de la puissance des cités maritimes (notamment Venise et Gênes) au XIIIe siècle prépare l’enrichissement de toute la péninsule.

A partir du XIIIe siècle, la péninsule est morcelée en différentes entités : Naples (à la France), Sicile (à partir de 1265 à l’Aragon), les Etats de l’Eglise, Florence, Pise, Gênes, Milan, Venise.

Au XVe siècle, l’Italie connaît son apogée culturel. Dans la première moitié du XVIe siècle, la rivalité des Français et des Aragon-Habsbourg s’exerce pour la domination sur l’Italie. Vers 1550, l’Italie est, en fait, en partie dominée par l’Espagne. A partir de 1715, celle-ci recule et c’est l’extension du pouvoir des Habsbourg d’Autriche en Italie du Nord.

Les cités marchandes perdent petit à petit de leur importance à mesure que le commerce se tourne vers l’océan Atlantique.

XIXe siècle

En 1810, la fondation du royaume d’Italie par Napoléon réveille le nationalisme. Celui-ci comprend tout le nord et le centre de l’Italie. En Sicile et en Sardaigne, la domination des Bourbons d’Espagne est toujours très forte. En installant sa famille sur les trônes italiens, Napoléon importe aussi le système administratif français. De nombreuses réformes sont entreprises, amenant les premières idées d’unification.

Au congrès de Vienne, les puissances européennes restaurent la situation d’avant 1796. Gênes revient au royaume de Piémont-Sardaigne, Venise à Milan (royaume lombardo-vénitien).

En 1820, les insurrections contre l’Autriche à Naples et à Milan sont durement réprimées. En 1848 les Autrichiens sont provisoirement expulsés. Il y a même une courte république à Rome (Mazzini, Garibaldi), éliminée par les troupes auxiliaires françaises du pape. Point de départ du mouvement d’unification, le royaume de Piémont-Sardaigne (Cavour) est aussi le plus développé économiquement. Il se range en 1859, aux côtés de la France contre l’Autriche, battue à Magenta et Solferino, et gagne ainsi le soutien de la France et une extension.

Giuseppe Garibaldi chasse en 1860 les Bourbons de Naples et de Sicile, et, en 1861, le royaume d’Italie est créé, avec Victor-Emmanuel II pour roi. Rome reste dans un premier temps occupée par les Français et c’est Florence qui devient la capitale. En 1866, aux côtés de la Prusse, l’Italie mène la guerre contre l’Autriche et reprend la Vénétie. En 1870, la chute de l’Empire français suite à la guerre contre l’Allemagne donne l’occasion au royaume italien de rentrer dans Rome. Pie IX se constitue prisonnier.

Italie - Histoire
Italie – Histoire

Histoire Italienne au XXe siècle

En 1910-1911, l’Italie conquiert Tripoli et Rhodes. En 1914, le pays reste tout d’abord neutre, puis, en 1915, il se joint aux Alliés, et récupère ainsi le Trentin et Trieste, l’Istrie et Zadar. En 1922, la « marche sur Rome » de Mussolini impose sa personne au roi. Mussolini se lance dans une politique de conquêtes : 1935-1936, guerre contre l’Ethiopie et en 1939, annexion de l’Albanie.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l’Italie reste neutre dans un premier temps, mais entre en guerre en 1940. Elle mène une offensive contre la Grèce, qui résiste jusqu’à ce que l’Allemagne intervienne.

En 1943, la défaite germano-italienne en Afrique du Nord (El Alamein) permet une invasion alliée en Sicile. Mussolini est révoqué. Le 29 septembre 1943, Badoglio capitule, mais des combats acharnés dans toute l’Italie se poursuivent jusqu’en 1945 (capitulation de Caserte). En 1946, le roi Victor-Emmanuel III abdique au profit de son fils Humbet II, mais la république est proclamée. Le premier président (provisoire) fut Enrico de Nicola. Le traité de Paris de 1947 ôte à l’Italie Rhodes, le Dodécanèse et l’Istrie, ainsi que toutes ses colonies d’Afrique. Le parti de la Démocratie chrétienne (DC) remporte les élections de 1948, et domine la vie politique avec notamment Alcide de Gasperi, mais le PCI (Parti communiste italien) demeure une force de premier ordre.

En 1954, la question de Trieste est réglée avec la Yougoslavie (la ville pour l’Italie, l’arrière-pays pour la Yougoslavie). Après l’entrée du pays dans la Communauté économique européenne en 1957, l’Italie connaît de nombreuses coalitions, composée autour des partis du centre. Les présidents du conseils se succèdent (Amintore Fanfani, Antonio Segni, Aldo Moro (de 1963 à 1968 et de 1974 à 1976), etc.), mais la vigueur économique du pays, due à la reconstruction, n’est pas entamée par cette instabilité politique.

En 1975, les communistes d’Enrico Berlinguer s’allient avec les autres partis de gauche. Devant leur force électorale, le démocrate-chrétien Giulio Andreotti doit s’allier avec eux (événement appelé le « compromis historique ») en 1976 pour devenir président du conseil, mais cette alliance se conclut par un échec en 1979. L’Italie est alors confrontée à de nombreux problèmes économiques et sécuritaires (Brigades Rouges, mafia, néofascistes de l’ « Ordre Noir »).

En 1983, Bettino Craxi devient le premier président du conseil socialiste.

Il organise en 1984 la séparation de l’Eglise et de l’Etat (le catholicisme était alors religion officielle). En 1987, une coalition de cinq partis tente de gouverner, mais l’instabilité politique demeure.

Après la chute du communisme en 1989 à l’Est, le PCI se rebaptise PDS (Parti démocratique de gauche), mais il ne récupère pas son électorat, les Italiens préférant voter au début des années 90 pour des partis non traditionnels. En 1992 commence l‘opération « mains propres » (« mani pulite ») destinées à lutter contre la corruption et qui vise particulièrement les partis au pouvoir, comme la DC ou le Parti socialiste. Elle bénéficie dans un premier temps à des nouveaux partis, dont Forza Italia de Silvio Berlusconi, qui devient président du Conseil en 1994 en s’alliant avec les néofascistes et avec la Ligue du Nord (mouvement séparatiste qui souhaite l’indépendance de l’Italie du Nord).

Mais en 1996, la coalition de l’Olivier (regroupant tous les partis de gauche et de centre-gauche) remporte les législatives, et Romano Prodi est nommé président du Conseil. Il est remplacé en octobre 1998 par Massimo d’Alema, premier chef de gouvernement issu du PDS, l’ancien parti communiste. Après sa défaite aux élections régionales en avril 2000, d’Alema démissionne, remplacé par Guiliano Amato.

Malgré les tentatives de bipolarisation de la vie politique, l’instabilité demeure en Italie : en mai 2001, Silvio Berlusconi, toujours allié à ses amis régionalistes et anciens néofascistes, remporte les élections générales et redevient président du Conseil.

carte Italie
carte Italie
Giancarlo Fini (Alliance national) est vice-président, et Umberto Bossi (Ligue du Nord, autonomiste) ministre de la Décentralisation. Très vite, sa politique notamment sociale est vivement contestée par les milieux syndicaux, qui organisent de nombreuses grèves et manifestations en avril 2002. Il perd les élections parlementaires d’avril 2006, battu par la coalition de centre-gauche de Romano Prodi.

Ce nouveau gouvernement, disposant d’une très courte majorité, est finalement victime d’une motion de défiance en janvier 2008, ce qui entraîne la tenue d’élection anticipées, largement remportées par le Peuple de la liberté, parti de Silvio Berlusconi, qui revient à la tête du gouvernement en avril 2008. Ce scrutin est marqué par la bipolarisation de la vie politique entre deux formations, l’une de droite (Peuple de la liberté) et l’autre de centre-gauche (parti démocrate).

République parlementaire. Constitution de 1947. Le président de la République (Giorgio Napolitano depuis mai 2006) est le chef de l’Etat, mais il ne possède qu’un pouvoir de représentation. Il est élu pour 7 ans par le Parlement, qui est composé de deux chambres : la Chambre des députés (630 membres élus pour 5 ans au suffrage universel) et le Sénat (315 membres). Le président du Conseil est Silvio Berlusconi depuis avril 2008.

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L’Italie est divisée en 18 régions et 93 provinces. Il existe des territoires indépendants à l’intérieur de l’Italie : Saint-Marin et la Cité du Vatican.

L’Italie est membre, entre autres, de l’ONU, l’Otan, l’UEO, l’Union européenne (UE) et de l’Euratom. Elle a rejoint le groupe des pays appliquant les accords de Schengen fin 1990.

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