Tikal

Tikal

Site maya du Guatemala (Petén), Tikal fut probablement peuplé à l’époque formative (ou préclassique). Tikal connut un grand rayonnement durant la phase classique. L’immense cité abrite des monuments prestigieux (Temple I, Temple II, Temple des Inscriptions, pyramides, palais, jeux de balle, stèles).

Site archéologique de Tikal

C’est au nord du Guatemala, dans les terres du Petén que se trouve Tikal, l’un des plus remarquables sites archéologiques mayas. Tikal a été construit au VIIIe siècle et s’étend, au cœur de la forêt tropicale, sur plus de 2,5 km². Centre cérémoniel, il est composé de six temples pyramidaux de 40 à 60 m de haut, reliés par des escaliers et des terrasses.

À l’époque classique (250-950 apr. J.-C.), la civilisation maya atteignit son plein épanouissement. Les principales cités de cette époque étaient Tikal, Uaxactún, Piedras Negras et Quiriguá, au Guatemala ; Copán, au Honduras ; Palenque, Uxmal, Chichén Itzá et Yaxchilán, au Mexique. Toutes ont développé des types architecturaux similaires mais chacune a su préserver son particularisme. Le déclin de la civilisation maya demeure un phénomène inexpliqué.

Tikal, ancienne cité maya implantée au nord du Guatemala dans la province du Petén, considérée comme la plus vaste métropole de cette civilisation et la plus riche en matériel archéologique. Enfoui au cœur de la forêt équatoriale, le site est découvert au milieu du XIXe siècle puis largement restauré grâce notamment à la vaste campagne menée par l’université de Pennsylvanie de 1956 à 1967. Plus de 3 000 constructions ont été mises au jour, des centaines de stèles et de tombes et plus de 100 000 objets ont été exhumés.

Les premières traces d’occupation remontent au milieu du Ier millénaire (période préclassique) mais la cité, nettement délimitée par des fossés et des marécages, atteint son apogée à la période classique entre les VIe et IXe siècles. On estime qu’elle abritait alors près de 510 000 personnes. Le cœur de cet important centre cérémoniel s’étend sur une surface de 15 km2.

Tikal - Guatemala
Tikal – Guatemala

Architecture de Tikal

Tikal compte l’Acropole nord, qui regroupe un important ensemble de temples, et l’Acropole centrale où se dresse notamment un palais à cinq étages. Les deux acropoles sont séparées par la Grande Place bordée par les temples I et II. L’Acropole sud et plusieurs autres places entourées de pyramides et de palais, ainsi que des terrains de jeu de balle, se répartissent également sur le site qui compte au total les ruines de près de 3 000 structures.

Le temple I, dont la construction remonte aux années 680, mesure 45 m de haut. Surmonté d’une grande crête de stuc modelé, à l’origine décorée d’une figure de souverain peinte, il comporte une élévation à neuf degrés et un escalier saillant dont l’unique volée de marches mène à une petite plate-forme. Au-dessus de celle-ci se dresse un temple abritant trois pièces voûtées. Les linteaux de bois de sapotier surmontant deux des portes menant à ces pièces sont décorés de reliefs. Comme la plupart des pyramides, l’édifice s’élève au-dessus d’une tombe qui était sans doute celle d’un souverain et qui abritait de nombreux objets précieux.

Le temple II, édifié v. 700, s’élève face à cette construction. Sans doute dédié à une femme, il comporte trois degrés d’élévation, un temple abritant trois pièces et une crête.

Parmi les principaux édifices, il convient également de citer le temple IV, le plus haut de tous les temples de Tikal. Construit sur une butte, il mesure 70 m de haut. Les linteaux de bois sculptés qu’il abritait représentent une figure de souverain protégé par une divinité (comme dans le temple I) et sont ornés d’inscriptions hiéroglyphiques. Ils sont conservés au musée de Bâle.

De nombreuses stèles et autels gravés, présents en particulier dans l’Acropole nord, sont ornés de bas-reliefs représentant les figures des souverains, de guerriers, de hauts dignitaires, de prêtres et de prisonniers. Elles figurent certainement des jalons chronologiques et sont liées à la célébration de diverses cérémonies rituelles. Les personnages sont représentés entièrement de profil, parfois corps de face et visage de profil. Parmi les objets retrouvés à Tikal, il faut mentionner de superbes masques funéraires en jade, des objets en os et en coquillage et des céramiques (vases, encensoirs…). Le déclin de la cité, amorcé dans le premier tiers du IXe siècle, aboutit à l’abandon du site un siècle plus tard.

L’ancienne cité maya de Tikal est aujourd’hui englobée dans un parc national de 575 km2.