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Shakespeare
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Naissance de William Shakespeare le 23 avril 1564, il y a maintenant 452 ans qui mourra également le 23 avril, en 1616. retour historique sur un grand homme anglais.

shakespeare William
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Ephéméride du 23 avril 2016 : Shakespeare

(v. 1564 -1616) Dramaturge anglais, comédien et poète, on sait peu de choses sur la vie de William Shakespeare. Né à Stratford-upon-Avon, de père commerçant, il quitte l’école, probablement vers l’âge de 13 ou 14 ans, pour des raisons financières. En 1582, il épouse la jeune Anne Hathaway (18 ans) avec laquelle il a trois enfants et se joint à plusieurs troupes de comédiens londoniens.

Membre de la troupe de Lord Chamberlain, associé au Globe Theater et plus tard au Blackfriars Theater, Shakespeare devient auteur de pièces dramatiques, comédien et propriétaire de théâtre.

Quatre grandes périodes

Ses oeuvres dramatiques sont difficiles à classer chronologiquement, la date de leur composition étant rarement mentionnée. On peut toutefois distinguer quatre grandes périodes :

1590-1593

  • Oeuvres de jeunesse, souvent encore influencées par Marlowe et Kyd : Henri VI, Richard III, Titus Andronicus ;
  • Comédies : Deux Gentilshommes de Vérone, Peines d’amour perdues, la Mégère apprivoisée.

1594-1600

  • Tragédie : Roméo et Juliette ;
  • Pièce : le Marchand de Venise ;
  • Drames : le Roi Jean, Richard III, Henri IV, Henri V ;
  • Richard III
  • Comédies : le Songe d’une nuit d’été, les Joyeuses Commères de Windsor, Beaucoup de bruit pour rien, Comme il vous plaira, la Nuit des rois.

1601-1608

  • Grandes tragédies : Hamlet, Othello, Macbeth, le Roi Lear ;
  • Drames romains : Jules César, Antoine et Cléopâtre, Coriolan ;
  • Drames : Troïlus et Cressida, Timon d’Athènes ;
  • Drame romantique : Périclès ;
  • Comédies : Tout est bien qui finit bien, Mesure pour mesure.

Après 1608

  • Fantaisies féeriques : le Conte d’hiver, Cymbeline, la Tempête ;
  • Pièce historique : Henry Vlll.

William Shakespeare : Une dimension intemporelle

La productivité de Shakespeare est stupéfiante. En vingt ans, il écrit trente-sept pièces de théâtre, cent cinquante-quatre sonnets, deux longs poèmes (Vénus et Adonis, le Viol de Lucrèce) ainsi que de nombreux poèmes en vers : les Sonnets.

Ses personnages de tragédie sont animés d’une riche vie intérieure. Leur problématique est intemporelle et se prête toujours à l’interprétation moderne. Sa profonde compréhension de l’être humain, son style et sa maîtrise des effets scéniques en font le plus grand dramaturge occidental. Si sa gloire n’a guère connu d’éclipse en Angleterre, ce n’est qu’au XVIIIe siècle qu’on le découvre sur le continent, notamment grâce à Voltaire. Ne respectant pas dans ses pièces la règle des trois unités – ce qui lui valut des reproches – il contribua au renouvellement du théâtre français de cette époque et devint le modèle des romantiques.

Une langue de plus de quinze mille mots

D’une richesse inépuisable, la langue de Shakespeare comporte plus de quinze mille mots, empruntés à tous les vocabulaires : langage populaire, des métiers, des sciences, des dialectes provinciaux, l’argot de la pègre et le langage cru des bas-fonds, ou encore des néologismes. Certaines scènes sont même en langues étrangères. Utilisant abondamment calembours et jeux de mots qu’il imprègne toujours d’émotion ou de pensée, il exprime les vérités les plus profondes de la nature humaine.

Réunies dans ses oeuvres, toutes les nuances du coeur humain, de la fantaisie au pathétique le plus saillant, des idées claires aux suggestions les plus diffuses, ont donné naissance à des personnages très divers, devenus autant de symboles : Othello, le roi Lear, Falstaff ou Ophélie, etc. De conception très moderne, les pièces de Shakespeare sont jouées dans le monde entier. En France, Ariane Mnouchkine et Peter Brook notamment, ont mis en scène de nombreuses pièces de l’auteur. Le cinéma lui-même participe à l’engouement général.

Depuis la fin du XVIIIe siècle, un certain nombre de théories se sont répandues, selon lesquelles les oeuvres de Shakespeare ne seraient pas toutes de sa main. On cite souvent Bacon ou encore Edward de Vere, comte d’Oxford (1576-1612), et William Stanley, comte de Derby (1561-1642). Cette thèse n’a pas été vérifiée.