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Ile d Yeu

Ile-d-Yeu

Territoire français de l’océan Atlantique, l’île d’Yeu se trouve à 16 km à l’ouest de la côte vendéenne, en Vendée, dans la Région des Pays de la Loire.

Vacances sur l’île d’Yeu

Yeu est une île schisteuse basse et plate, culminant à 37 m. Elle est longue de 9 km, large de 3 km, d’une superficie de 23 km2. La population est de 4 941 habitants. L’économie de l’île repose sur la pêche aux crustacés, dans les eaux littorales, et la pêche au germon (thon blanc). L’agglomération principale, Port-Joinville, est le premier port germonier français (2 000 t par an). Le Port-Breton est rebaptisé Port-Joinville en 1846, en l’honneur de l’amiral de Joinville (le fils de Louis-Philippe) qui soutient une grande partie des travaux d’aménagement du port, réalisés au xixe siècle. Aujourd’hui, l’activité de Port-Joinville est tournée essentiellement vers la pêche au germon.

Le tourisme est l’autre ressource essentielle. Au sud, la côte sauvage, aux rochers déchiquetés, est un site classé. Le fort de Pierre-Levée fut le centre de détention de Philippe Pétain, de 1945 à sa mort, en 1951. Pétain est enterré au cimetière de Port-Joinville.

Histoire de l’île d’Yeu

Île française de l’Atlantique (Vendée), formant un canton et une commune, L’Île-d’Yeu compte moins de 5000 habitants (les Ogiens) sur une superficie de 23,32 km2. Elle est Chef-lieu de canton (arrondissement des Sables-d’Olonne), elle repose sur un plateau schisteux long de 9,5 km et large de 4 km, à 18 km de la côte. Elle exploite le Tourisme balnéaire au nord-est et les Côte sauvage (falaises) au sud.

S’ils prouvent l’ancienneté de l’occupation humaine, les nombreux mégalithes (menhirs, dolmens, cairns) qui se trouvent sur l’île peuvent surprendre si loin des côtes continentales. Les premiers colons vinrent par la haute mer, sans doute des côtes cantabriques. Un premier monastère, édifié au VIe siècle près de Ker Borny par saint Florent et dédié à saint Hilaire de Poitiers, le grand évangélisateur, fut détruit par les Normands. Au XIe siècle, les moines de l’abbaye de Marmoutiers, près de Tours, fondèrent un nouveau monastère (Saint-Étienne), près de Ker Châlon, qui fut totalement détruit par un incendie au XVIe siècle.

Ces moines furent également à l’origine de la construction de l’église Saint-Sauveur qui conserve des parties romanes. C’est à la même époque que les sires de la Garnache, seigneurs de l’île, firent vraisemblablement construire, sur un promontoire rocheux isolé de la côte ouest, un premier château fort, reconstruit au XIVe siècle, qui fut plusieurs fois l’enjeu d’assauts ennemis. En 1356, le Génois Jean Doria défendit la place au nom du roi de France contre les Anglais, qui prirent pourtant possession de l’île d’Yeu vers 1360 et en 1462. En compensation de ces attaques, les rois Charles VI, Louis XI et Henri II accordèrent aux insulaires de nombreux privilèges d’exemptions d’impôts et de taxes qui durèrent jusqu’en 1785.

Ile d 'yeu - Carte
Ile d ‘yeu – Carte

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l’île appartint aux puissantes familles des Rieux d’Assérac, Colbert de Blainville et Rochechouart-Mortemart qui marquèrent surtout leur tutelle en établissant des défenses militaires. Ce fut le cas des travaux d’aménagement du port et des bastions côtiers réalisés vers 1660 par Nicolas Fouquet, pour son amie Jeanne-Pélagie de Rieux d’Assérac. Mais en 1785, le duc de Rochechouart vendit l’île au roi. Une simple garnison assurait alors la surveillance côtière.

Pourtant, en 1795, une flotte militaire de 5 000 soldats anglais et 800 soldats émigrés débarquait sur l’île, sous le commandement du comte d’Artois, frère de Louis XVI, pour porter secours aux insurgés de Vendée. Devant l’importance des troupes républicaines massées sur le continent, ils hésitèrent à y débarquer, puis abandonnèrent la place moins de deux mois plus tard pour retourner en Angleterre.

Conscient de la faiblesse des défenses côtières, le pouvoir militaire fit établir sur l’île, sous le Second Empire, un important dispositif de défense comprenant des batteries de côte et une garnison permanente établie dans l’imposante forteresse de Pierre-Levée, construite au-dessus de Port-Joinville de 1857 à 1866. Ce fort et l’isolement insulaire firent plusieurs fois de l’île d’Yeu un lieu de détention. Après avoir reçu des prisonniers Austro-hongrois pendant la Première Guerre mondiale, des députés communistes en 1939, elle fut la prison de l’ancien chef de l’État français, Philippe Pétain, de novembre 1945 jusqu’à sa mort, en juillet 1951. Enfin, en 1976, un groupe d’autonomistes basques y fut placé en résidence surveillée.

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