Accueil / Art Du Voyage / Iles / Voyage en Nouvelle Calédonie

Voyage en Nouvelle Calédonie

Nouvelle Calédonie

Collectivité sui generis (« de son propre genre »), la Nouvelle-Calédonie appartenant à la France d’outre-mer est un archipel situé en Mélanésie (Océanie), dans la mer de Corail (sud-ouest de l’océan Pacifique). Sa capitale est Nouméa.

Vacances en Nouvelle Calédonie

La Nouvelle-Calédonie est une collectivité de la France d’outre-mer. Située dans la mer de Corail (dans l’océan Pacifique), en Mélanésie (Océanie), c’est une île subtropicale, essentiellement montagneuse, ceinturée par un récif-barrière corallien. La côte orientale de l’île, exposée aux alizés du sud-est, est couverte d’une végétation luxuriante.

La Nouvelle-Calédonie est composée de l’île de Nouvelle-Calédonie elle-même (appelée Grande Terre) et de plusieurs petites îles et groupes d’îles formant ses dépendances. L’île est ceinturée par un récif-barrière corallien et est formée d’une arête montagneuse culminant au mont Panié, à 1 628 m d’altitude. Sa superficie atteint 19 103 km2, ce qui en fait le quatrième archipel du Pacifique Sud. L’île de Grande Terre mesure 400 km de long sur 40 à 70 km de large.

Les îles qui entourent l’île de Nouvelle-Calédonie sont notamment les îles Loyauté, à l’est, l’île des Pins, au sud-est, les îles Chesterfield, à l’ouest, et les îles Huon, au nord-est.

La Nouvelle-Calédonie comprend l’île de Grande Terre, l’île des Pins, l’archipel des Bélep, Huon et Surprise, les îles Chesterfield et les récifs Bellone, les îles Loyauté (Maré, Lifou, Tiga, Beautemps-Beaupré et Ouvéa), l’île Walpole, les îles de l’Astrolabe, les îles Matthew et Fearn (ou Hunter), ainsi que des îlots proches du littoral.

La capitale de la Nouvelle-Calédonie est Nouméa, principale ville (140 000 habitants) et port le plus important, située sur l’île de Nouvelle-Calédonie. Les autres villes principales sont Bourail, Koné, Koumac. L’accord de Nouméa (5 mai 1998) a créé trois provinces : la province Sud, la province Nord et la province des Îles Loyauté. La province Sud concentre 75% de la population.

Population et société de l’île

La population de la Nouvelle-Calédonie compte des Kanaks originaires de Mélanésie, des Caldoches d’origine européenne, des Polynésiens et des Asiatiques. Ce mélange de cultures donne à la musique pop de Nouvelle-Calédonie un son résolument international.

Toutefois, les Kanaks, peuple originel de Nouvelle-Calédonie, ont été fortement marginalisés par la culture occidentale moderne. « Kanaky People » est ainsi une chanson pop d’un groupe de rock kanak qui exhorte à la reconnaissance du peuple kanak et appelle à l’unité des peuples indigènes de l’océan Pacifique.

La population de la Nouvelle-Calédonie est composée pour 44% de Mélanésiens (également appelés Kanaks, ou Canaques) et pour environ 34% d’Européens (surtout d’origine française, appelés Caldoches). Le reste de la population est formé de Polynésiens (essentiellement en provenance de Wallis–et-Futuna et de Tahiti), d’Indonésiens et de Vietnamiens. La population de cette île vit principalement sur le littoral de l’île de Grande Terre.

 

Nouvelle Calédonie - Ouvea
Nouvelle Calédonie – Ouvea

Economie et Politique de la Nouvelle Calédonie

L’organisation institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie résulte de l’accord de Nouméa (5 mai 1998). Les institutions comprennent le Congrès, le gouvernement, le Sénat coutumier, le Conseil économique et social et les conseils coutumiers. Le gouvernement français est représenté par le haut-commissaire de la République, dépositaire des pouvoirs de la République. L’État est compétent dans les matières énumérées par la loi organique (19 mars 1999) relative à la Nouvelle-Calédonie, notamment en ce qui concerne les relations extérieures, la monnaie, la justice, le maintien de l’ordre ou encore l’enseignement.

Le Congrès (54 membres) est formé par la réunion d’une partie des membres des trois assemblées des provinces. Il vote les délibérations et les lois qui lui sont soumises, ainsi que le budget de la Nouvelle-Calédonie et partage l’initiative des textes avec le gouvernement. Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie est élu par le Congrès pour cinq ans. Il constitue l’exécutif de la collectivité de Nouvelle-Calédonie.

Chaque province possède une assemblée élue au suffrage universel, pour cinq ans également (de 40, 22 et 14 membres respectivement pour la province Sud, la province Nord et la province des Îles Loyauté). Les provinces sont compétentes dans les matières qui ne sont pas réservées à l’État, au gouvernement de Nouvelle-Calédonie ou aux communes. Le Sénat coutumier (16 membres) représente les 8 aires coutumières de la Nouvelle-Calédonie. Il est saisi des propositions de lois relatives à l’identité kanak. Le Conseil économique et social est une instance consultative.

Les Partis politiques

Les principaux partis de la Nouvelle-Calédonie sont, du côté anti-indépendantiste, le Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR), rebaptisé Rassemblement-UMP à la suite de la formation en métropole de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), ainsi que le Front national (FN) et, du côté indépendantiste, le Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS), l’Union calédonienne (UC) et Libération kanak socialiste (LKS). La Nouvelle-calédonie est représentée en France métropolitaine par deux députés à l’Assemblée nationale.

Economie

L’économie de la Nouvelle-Calédonie repose sur des activités diversifiées, mais l’agriculture continue de jouer un rôle important. En effet, en plus des cultures de subsistance subtropicales, telles que l’igname, la patate douce, le taro ou le manioc, l’île exploite des plantations de café et de cocotiers. La collectivité exporte du coprah.

Le secteur agricole est complété par l’élevage. Pratiqué essentiellement à l’intérieur des terres de l’île de Nouvelle-Calédonie, où le relief et la faible occupation humaine permettent une forme extensive, l’élevage néo-calédonien repose principalement sur les bovins (111 000 têtes), les porcs (28 500 têtes) et les chevaux (11 500 têtes).

Néanmoins, l’activité agricole souffre de l’éloignement des grandes zones de consommation et de la concurrence internationale, que ce soit pour les cultures commerciales, telles que le coprah ou le café, ou pour les productions destinées à l’alimentation, telles que le bétail ou le maïs.

Mines et industries

C’est donc l’exploitation minière qui fait la richesse de la Nouvelle-Calédonie, en particulier le nickel, avec le gisement de Thio. Traité sur place pour partie et exporté (brut ou transformé) vers les pays industrialisés (notamment le Japon), le nickel représente les quatre cinquièmes des exportations de la Calédonie, qui figure parmi les premiers producteurs de nickel au monde. En 2002 est lancé le chantier de l’usine Goro Nickel, du groupe canadien Inco (premier producteur occidental de nickel), qui compte parmi les plus grands projets industriels du début des années 2000 dans le monde. Des accords sont trouvés avec les responsables locaux, notamment coutumiers, pour que cet investissement (équivalent à la moitié du PIB de la Nouvelle-Calédonie) ait des retombées positives pour la population locale et préserve l’environnement.

Les richesses minières comportent également du chrome, du cobalt, du fer, du cuivre, de l’or et du manganèse, mais dans des proportions moins importantes que le nickel. Mais le tissu industriel néo-calédonien est peu développé : hormis les sites de productions minières et la centrale de Yaté, les principales activités industrielles du territoire consistent en la transformation des produits agricoles et la production de biens de consommation courants.

En revanche, depuis plusieurs années, la Nouvelle-Calédonie mise sur le tourisme qui connaît un développement certain grâce aux atouts du territoire. Mais l’éloignement de la France métropolitaine nécessite d’attirer une clientèle plus locale, c’est-à-dire en provenance du Pacifique Sud.

Nouvelle Calédonie - Carte
Nouvelle Calédonie – Carte

Histoire de la Nouvelle Calédonie

Découverte et colonisation

L’île de Nouvelle-Calédonie est découverte par le navigateur britannique James Cook, lors de sa deuxième expédition en 1772-1773 ; c’est lui qui la nomme ainsi en 1774, à partir du nom ancien de l’Écosse. En 1793, le navigateur français d’Entrecasteaux visite l’île et, en 1843, une mission catholique française y est installée. Il faut cependant attendre 1853 pour que l’amiral Febvrier Despointes prenne possession de l’île au nom de la France, en représailles du massacre par les indigènes, trois ans auparavant, des marins du navire français l’Alcmène.

La ville de Nouméa est fondée en 1854, et l’île est rattachée aux Établissements français de l’Océanie qui englobent également la Polynésie. En 1860, pourtant, l’île et ses dépendances deviennent une colonie autonome. Elles servent, surtout l’île des Pins, de colonie pénitentiaire entre 1864 et 1896, en particulier pour les communards et notamment Louise Michel en 1872. Cependant, en raison des abus du système colonial, une grande insurrection des Kanaks a lieu en 1878 ; elle est très durement réprimée.

En 1940, la Nouvelle-Calédonie est l’une des premières colonies françaises à se rallier aux Forces françaises libres du général de Gaulle. Occupée par les États-Unis à partir de 1942, l’île revient à la France et devient un territoire d’outre-mer (TOM) en 1946.

La négociation d’un statut à part

Symbole de la revendication de l’indépendance kanak, Jean-Marie Tjibaou a œuvré en ce sens à la tête du Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS) à partir de 1984. En 1988, il signe les accords de Matignon aux côtés de Jacques Lafleur, le dirigeant des anti-indépendantistes du Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR). Passant dès lors pour un modéré aux yeux des plus radicaux, il est assassiné par un extrémiste kanak le 4 mai 1989.

À partir de 1976, la Nouvelle-Calédonie bénéficie de l’autonomie de gestion et, à partir de 1984, d’un statut d’autonomie interne. Cette même année 1984 est marquée par de violents affrontements entre les partisans de l’indépendance, regroupés au sein du Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS), dirigé par Jean-Marie Tjibaou, et les anti-indépendantistes du Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR) de Jacques Lafleur.

Dans un discours prononcé à l’Hôtel de Ville de Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 26 août 1988, le premier ministre Michel Rocard présente le processus de paix entamé le 26 juin précédent lors de la signature des accords de Matignon : à la suite du massacre d’Ouvéa, où 19 Mélanésiens et 2 gendarmes ont trouvé la mort, le leader européen Jacques Lafleur et le leader mélanésien Jean-Marie Tjibaou se sont accordés pour tenter de mettre un terme à la tension historique opposant Caldoches et Kanaks et pour donner un avenir institutionnel et économique à la Nouvelle-Calédonie.

Un statut d’État indépendant associé à la France est élaboré en 1985

Mais ce projet reste lettre morte en raison de l’alternance politique en France métropolitaine en 1986. Un véritable climat insurrectionnel s’établit alors dans certaines parties du territoire. Aussi, en 1988, de violentes émeutes des séparatistes mélanésiens obligent la France à mener des négociations entre les deux parties en présence. Connues sous le nom d’accords de Matignon, ces négociations sont menées par le Premier ministre français de l’époque, Michel Rocard. Elles aboutissent à la mise en place d’un nouveau système d’administration fondé sur une division du territoire en trois provinces. Ce statut reste toutefois précaire et la situation parfois tendue comme le prouve, en 1989, l’assassinat de Jean-Marie Tjibaou par un extrémiste kanak. Les accords de Matignon prévoient au bout de dix ans la tenue d’un référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Des négociations s’engagent à l’approche de cette échéance et aboutissent, en mai 1998, à la signature d’un nouvel accord, dit de Nouméa.

L’accord de Nouméa

Roch Wamytan, président du FLNKS, et Bernard Lepeu, président de sa principale composante, l’Union calédonienne, présentent l’affiche qui prône le « oui » au référendum sur l’accord de Nouméa, le 8 novembre 1998. Devant favoriser l’évolution de la Nouvelle-Calédonie vers une plus large autonomie d’ici à 2013-2018, l’accord a recueilli 72% de suffrages favorables.

Selon l’accord de Nouméa (5 mai 1998), qui en préambule reconnaît le contentieux colonial entre la France et les Kanaks dont l’identité et la culture seront désormais mieux prises en compte, la Nouvelle-Calédonie doit acquérir une très large autonomie et devenir progressivement un État associé à la France.

Entre 2013 et 2018, le territoire disposera de son entière souveraineté et un référendum décidera de son accession ou non à l’indépendance. Signé par le FLNKS, le RPCR et le Premier ministre en exercice, Lionel Jospin, cet accord doit être approuvé par un référendum en Nouvelle-Calédonie et faire l’objet d’une réforme constitutionnelle précisant, par des lois organiques, les transferts de compétence et le fonctionnement des institutions territoriales, qui doivent permettre l’évolution de la Nouvelle-Calédonie vers une plus large autonomie d’ici à 2013-2018. Le 8 novembre 1998, l’accord est approuvé à près de 72% des suffrages.

La loi organique relative à la Nouvelle-Calédonie est promulguée le 19 mars 1999.

Le 9 mai 1999, aux élections des trois Assemblées de province et du Congrès du territoire, les anti-indépendantistes du Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR) obtiennent une majorité relative. Avec 24 sièges sur 54 au Congrès, ils devancent les indépendantistes du Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS), qui remportent 18 sièges. Les Néo-Calédoniens élisent une majorité de députés indépendantistes dans les Assemblées de la province Nord et des îles Loyauté, tandis que les anti-indépendantistes dominent dans la province Sud.

En juillet 2003, conformément à la loi de programme pour l’outre-mer, la Nouvelle-Calédonie devient une collectivité sui generis (« de son propre genre ») dont le régime législatif est celui de l’autonomie. Le scrutin de mai 2004 est marqué par une défaite relative du RPCR, rebaptisé Rassemblement-UMP, qui obtient 16 sièges au Congrès (- 8) et perd la majorité absolue dans la province Sud. Jacques Lafleur, député du RPCR depuis près de 30 ans, est le grand perdant de cette élection, qui a vu se constituer une liste de dissidents, réunis sous l’étiquette « L’Avenir ensemble », qui obtient également 16 élus au Congrès. Le Front national remporte 4 sièges. Les indépendantistes obtiennent, quant à eux, 18 sièges au Congrès. Au mois de juin, Marie-Noëlle Themereau, tête de liste de « L’Avenir ensemble » pour les élections provinciales et ardente partisane de l’accord de Nouméa, est élue à la présidence du gouvernement.

Recherche - Image -nouvelle caledonie voyage -

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *