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Archipel de Tuamotu

Archipel de Tuamotu

L’essence même de l’exotique Polynésie française commence et se termine par l’Archipel de Tuamotu, les îles de tous les dangers. Une évasion dans les senteurs humides de cocos, sur un bateau d’une vingtaine de mètres environ.

Plongée et surf aux Tuamotu

Les vagues vierges des îles de Tuamotu, insurfées depuis des siècles ! Les flots viennent mourir sur la coque du bateau. Soudain l’hameçon est remonté et le gros poisson battu à mort. Poisson cru, bierre Hinano et riz blanc. Vivre en harmonie avec la nature prend ici tout son sens. La pêche est fantastique. Très rare de ne pas ramener un marlin. Sur cet archipel de Polynésie, il y a du poisson partout. Il est impossible de rentrer bredouille.

Des chapelets de couronnes récifales. 78 atolls. Multitude de bleus et de verts. C’est dans ce décor paradisiaque que l’on tombe parfois sur une superbe gauche, sans effort. La vague entière est un long tube du début jusqu’à la fin. Pas de temps mort. Il n’y a rien d’autre à faire que de se laisser envelopper par la vague, sa vitesse faisant le reste. Ou peut- être si : freiner un peu pour rester encore plus longtemps dedans. 10 à 12 secondes de pur bonheur.

Les récits des anciens navigateurs ne sont guère encourageants et font sans arrêt référence aux hauts fonds soudains et aux requins présents partout dans les mers de Tuamotu.

Pourtant nos aventures maritimes sont des plus calmes et contrastent étonnamment avec les passes profondes des atolls et leurs courants les rendant très dangereuses et souvent impraticables. C’est également aux abords des passes que se forment les vagues que nous sommes venus chercher. Il nous faut repositionner le bateau et c’est une plongée libre d’une vingtaine de mètres pour réancrer notre navire. Puis c’est le délice des yeux.

Des vagues insurfées, un potentiel inexploité (30 % à peine des vagues répertoriées). C’est cela l’archipel des Tuamotu.

Le Surf à Tuamotu
Le Surf à Tuamotu

Régulièrement des vagues de 3 mètres viennent se casser sur le récif-barrière dans un bruit chaotique. Les Tuamotu recoivent des houles tout au long de l’année, du Nord ou du Sud. Sans exception, les vagues cassent toujours sur le récif. Et les vagues surfables sont toujours aux abords des passes (grand passage ouvert dans la barrière de corail qui permet les échanges entre le lagon et l’océan). Cette configuration géologique assure une forme parfaite aux vagues qui viennent littéralement s’enrouler sur le récif-barrière, conjugant puissance et vitesse. 50 à 200 mètres est la fourchette quant à leur longueur.

Deux houles veulent dire deux saisons : La saison de houle nord, généralement de novembre à mars et celle de sud (mai-septembre). la première est générée par d’importants systèmes de basses pressions dans le Pacifique Nord durant les mois d’hiver. C’est la même houle qui fait la saison des photos sur le North Shore hawaiien et qui touche les Tuamotu 2 ou 3 jours après. Et malgré les distances importantes que doivent franchir ces vagues, ne rencontrant rien en chemin suceptible de les arrêter ou tout du moins de les diminuer, elles arrivent avec force et consitance, donnant généralement des vagues entre 1 et 2 mètres parfaites, pouvant atteindre les 3 à 5 mètres. La houle dure alors 2 à 3 jours et favorise les droitiers.

La seconde saison est la plus fréquente avec des pointes entre mai et septembre. Mais il n’est pas impossible de recevoir de superbes vagues dès le mois de mars et jusqu’en novembre, voire même en décembre et janvier. La taille des vagues peut alors dépasser les 6 mètres. C’est le royaume des gauchers.

Mais les saisons sont somme toute relatives. Les jours sans surf sont rares et les mois dits de « transit » reçoivent parfois les meilleures vagues de l’année. Et le vent ne vient en rien gâcher la partie. Les vents dominants sont de sud-est, est et nord est. Les passes orientées sud-ouest et nord-ouest sont donc privilégiées. Vent d’est signifie généralement temps ensoleillé, sans nuage. Les complications climatiques sont amenées par les vents d’ouest. Ces derniers ne sont pas fréquents mais même lorsqu’ils s’installent, il existe quelques passes orientées est qui se revèlent être de bonnes options.

Vous l’aurez compris. Les Tuamotu sont une destination surf privilégiée. La plus grande chaîne d’atolls coraliens au monde procure sans cesse la satisfaction de la rencontre d’une vague inconnue jusqu’àlors. 78 atolls et au moins une bonne douzaine de vagues connues (beaucoup d’autres restent à découvrir). Et dans des paysages vierges de toute civilisation, des paysages tropicaux où la température de l’eau avoisine les 30 C.

Lagon vert de Rangiroa
Lagon vert de Rangiroa

Les îles de Tuamotu

Bien des îles des Mers du Sud accordent beaucoup de plaisir, voire des instants de bonheur absolu. Les atolls de Polynésie française ne dérogent pas à la règle !

Rangiroa : Atoll de Tuamotu

Ce qu’offre Rangiroa, l’atoll le plus grands des Tuamotu, recule les proportions dont on se fait d’une île perdue au coeur de l’océan Pacifique : son immense espace se découpe en trois dimensions.

Rangiroa a déjà un ciel infini, et qui sur tous les horizons, vient toucher la terre. L’atoll possède une mince frange de terre, des kilomètres de sable de corail le long desquels vient se reposer un lagon si grand qu’à vol d’oiseau, l’on ne peut voir ses limites. Enfin, sous la surface des eaux océaniennes qui encerclent l’atoll, c’est une autre rencontre, muette cette fois, celle de l’homme avec le grand bleu, avec sa transparence, sa flore colorée et sa faune, si riche que sa réputation a déjà fait le tour du monde.

Si chaque atoll des Tuamotu laisse une empreinte dans les mémoires des voyageurs, l’on peut dire que celle de Rangiroa prend assurément beaucoup de place ! Déjà, ce que l’océan Pacifique offre à admirer aux abords des deux passes principales, à savoir Tiputa et Avatoru, laisse, dans le coeur des plongeurs, une trace indélébile, celle de leur première rencontre avec requins, dauphins, tortues, raie manta, napoléons et bien d’autres merveilles encore.

Mataiva
Atoll de Mataiva

Mataiva ou l’île des neufs yeux

Marcher à la découverte de Mataiva, c’est arriver au bout de la route de corail, tout au sud, là où le premier des 9 chenaux  (d’où le nom de l’ile des neufs yeux) de l’atoll s’ouvre sur le lagon et l’océan. C’est arriver à Papiro où tout prend une dimension de pureté comme si l’on revivait au XXIè siècle, l’un des plus primitifs matins du monde. Alors que, dans les premiers instants, nos regards sont retenus par les pierres noires du marae (temple maori) où – selon la légende, vivait Tu, ils se posent rapidement sur les couleurs de pierres précieuses du lagon.

Ils glissent sur les palmes des cocotiers, luisantes de lumière de l’autre côté du chenal. Ils suivent le vol des hérons blancs et des frégates noires qui dans un battement d’ailes brisent quelques secondes le silence des lieux. Même les parcs à poissons donnent un cachet unique à l’endroit. Dans leurs filets de fer, perroquets, poissons chirurgiens, toau, apai et hue (le « foie gras » de Mataiva) sont piégés. Quelle merveilleuse sérénité se dégage de cette terre de corail perdue au coeur de l’océan !

Et alors que, tout le jour, le soleil écrase de lumière le sable rose de Papiro, lors de vos vacances le ciel pourrait doucement se mettre à trembler comme un ciel de métal, toucher presque terre, pour qu’ensuite un rideau noir s’abatte sur l’atoll. Alors, vous observeriez une pluie épaisse qui ferait trembler le lagon, jusqu’à s’infiltrer dans le sable et s’écouler le long des cocotiers. Un spectacle saisissant !

La pièce de théâtre toucherait à sa fin, et dans cette vision apocalyptique, Mataiva continuerait à nous raconter son histoire ; dans cette perpétuelle renaissance, l’atoll aux « neuf yeux » continue à parler doucement à nos sens.

Carte de Tuamotu
Carte de Tuamotu
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